Les examens complémentaires de la grossesse

Tout au long de la grossesse, votre praticien pourra vous prescrire différents examens complémentaires.

Les examens sanguins

Ils comprennent notamment la détermination de votre groupe sanguin et de votre Rhésus, des examens sérologiques obligatoires, ainsi que d’autres bilans tels que des dosages hormonaux ou une Numération Formule Sanguine (NFS).

Les sérologies obligatoires en début de grossesse :

La toxoplasmose
La toxoplasmose est une parasitose dont les chats peuvent être porteurs. Il est indispensable de connaître votre statut sérologique en début de grossesse.

- Si vous êtes immunisée (c’est-à-dire si vous avez déjà été en contact avec le parasite, souvent sans le savoir), il n’y a pas de risque pour votre grossesse.

- Si vous n’êtes pas immunisée, des précautions sont nécessaires : consommer uniquement des crudités soigneusement lavées et de la viande bien cuite. Une prise de sang mensuelle permet de vérifier l’absence de contamination pendant la grossesse.

La rubéole
La majorité des patientes sont immunisées contre la rubéole grâce à la vaccination infantile. Cependant, certaines femmes présentent un taux d’anticorps insuffisant.
En cas d’immunité insuffisante, une surveillance mensuelle par prise de sang est mise en place. Une vaccination vous sera proposée après l’accouchement afin de vous protéger lors de futures grossesses.

La syphilis
Bien que rare, la syphilis peut avoir des conséquences graves pour le fœtus. Elle est donc recherchée systématiquement en début de grossesse. Le traitement antibiotique est compatible avec la grossesse.

Le VIH
Le dépistage du VIH est proposé en début de grossesse, sans être obligatoire. En cas de sérologie positive, une prise en charge adaptée permet de réduire très efficacement le risque de transmission au fœtus.

L’hépatite B
Il s’agit d’un dépistage obligatoire. En cas de portage, même ancien ou guéri, des mesures spécifiques (vaccination et/ou immunoglobulines) pourront être proposées à votre enfant dès la naissance.

L’hépatite C
Ce dépistage n’est pas obligatoire mais est fréquemment proposé en raison du caractère contagieux de la maladie, afin d’adapter la prise en charge lors de l’accouchement si nécessaire.

Le CMV (cytomégalovirus)
Le CMV est un virus très contagieux, fréquemment transmis par les jeunes enfants accueillis en collectivité. Une brochure d’information spécifique est disponible ci-après.

Le streptocoque B

Le streptocoque B est une bactérie fréquente : environ 10 à 30 % des femmes en sont porteuses. En dehors de la grossesse, et le plus souvent pendant celle-ci, ce portage est sans conséquence pour la mère.

En revanche, si la bactérie est présente au moment de l’accouchement par voie basse, elle peut être transmise au nouveau-né et entraîner une infection, parfois grave.

C’est pourquoi un prélèvement vaginal est réalisé en fin de grossesse, soit au laboratoire, soit lors de la dernière consultation avec votre praticien. Ce prélèvement permet de déterminer votre statut.
En cas de portage positif, un traitement antibiotique par voie veineuse vous sera administré pendant le travail (généralement une dose de pénicilline, si vous n’y êtes pas allergique).

À la naissance, des prélèvements bactériologiques seront également effectués chez votre bébé. Une prise de sang pourra compléter ce bilan dans les heures ou les jours suivant la naissance, si nécessaire.

Le dépistage de la trisomie 21

Le dépistage de la trisomie 21 (HT21) est proposé par votre gynécologue à l’issue de l’échographie du premier trimestre.

Cette échographie permet notamment de mesurer la longueur du fœtus (LCC) et l’épaisseur de la nuque (clarté nucale). Ces données, associées à des dosages hormonaux réalisés entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée, permettent d’établir un calcul de risque pour la trisomie 21. Ce calcul est effectué par le laboratoire qui analyse votre prise de sang.

Le résultat est exprimé sous forme de fraction (par exemple 1/5 000), correspondant au risque d’avoir un enfant atteint de trisomie 21 :

- si le risque est supérieur à 1/1 000, votre bébé est considéré comme non à risque et aucun examen complémentaire ne vous sera proposé ;

- si le risque est inférieur à 1/1 000 (par exemple 1/250), un examen complémentaire vous sera proposé : le DPNI (Dépistage Prénatal Non Invasif).

Le DPNI consiste à analyser, à partir de votre sang, des fragments d’ADN fœtal afin de vérifier le nombre de chromosomes. Il s’agit alors d’un test diagnostique, dont la fiabilité dépasse 99 %.

La détermination du groupe sanguin

En début de grossesse, votre praticien vous prescrira une détermination de votre groupe sanguin et de votre Rhésus.

- Si vous êtes Rhésus positif (par exemple A+), aucun examen supplémentaire n’est nécessaire.

- Si vous êtes Rhésus négatif (par exemple A−), il vous sera proposé de déterminer le Rhésus de votre bébé à partir d’une prise de sang maternelle.

Si le Rhésus de votre fœtus est également négatif, aucune mesure particulière n’est requise.
En revanche, si votre bébé est Rhésus positif, une injection de Rhophylac (produit dérivé du sang) vous sera administrée autour de 32 semaines d’aménorrhée, puis à nouveau après l’accouchement. Cette injection sera prescrite et réalisée par votre praticien.

Par ailleurs, autour du 6ᵉ mois de grossesse, votre praticien pourra vous prescrire un test de dépistage du diabète gestationnel.