L'accouchement

Quand venir à la maternité ?

La majorité des patientes sont suivies tout au long de leur grossesse par un professionnel de santé , gynécologue ou sage-femme, à raison d’une consultation mensuelle en moyenne.

La raison la plus fréquente pour venir à la maternité est la douleur liée aux contractions. Les contractions du travail se caractérisent par une augmentation progressive de leur intensité et de leur fréquence : en d’autres termes, elles deviennent à la fois plus fortes et plus rapprochées. On évoque parfois des repères tels que des contractions toutes les deux minutes ou trois à quatre contractions par tranche de dix minutes. Plus simplement, il est recommandé de venir lorsque la douleur devient difficilement supportable pour vous. Il est possible que le travail n’ait pas encore réellement débuté ; dans ce cas, la sage-femme vous examinera et saura vous rassurer.

Un autre motif fréquent est la rupture de la poche des eaux. Elle se manifeste par un écoulement de liquide amniotique, clair, inodore, comparable à de l’eau, pouvant être abondant ou plus progressif en cas de fissuration. En cas de perte de liquide, même si le doute persiste, il est conseillé de venir à la maternité dans un délai raisonnable (dans les deux heures). Des tests permettront de confirmer la nature du liquide.

D’autres situations, plus rares, doivent également conduire à consulter sans tarder : fièvre, saignements abondants, maux de tête importants ou œdèmes marqués.

Que prévoir pour la maternité ?

Lors des séances de préparation à la naissance, une liste des affaires à apporter à la maternité, appelée « trousseau », vous est généralement remise.

Il est conseillé de préparer deux sacs :

- un petit sac pour la salle de naissance ;

- un sac plus volumineux pour votre séjour et celui de votre bébé en maternité.

Pour la salle de naissance

Prévoir :

- vos papiers d’identité (carte d’identité, passeport) ainsi qu’un accompte de caution pour une chambre individuelle ;

- un tee-shirt ou une chemise ample, confortable et peu fragile ;

- une bouteille d’eau et une collation légère (compote, fruit) ;

- un chargeur de téléphone ;

- un livre, une tablette ou tout autre objet permettant de vous distraire ;

- des vêtements pour votre bébé à la naissance : un body, un pyjama, un bonnet et des chaussettes.

Pour le séjour en maternité

Prévoir :

- vos affaires de toilette, incluant des serviettes peu fragiles ;

- des protections hygiéniques adaptées et des slips jetables ou en coton ;

- des vêtements confortables de grossesse ;

- des soutiens-gorge d’allaitement et, si besoin, des bouts de sein (à discuter avec la sage-femme) ;

- de quoi vous distraire (livres, tablette) ;

- quelques encas ;

- pour votre bébé : des couches (les produits de toilette sont fournis), six bodys, six pyjamas, une gigoteuse ou turbulette, trois bonnets ;

- des carrés de tissu utiles pour les régurgitations fréquentes des premiers jours.

Avec qui venir à la maternité ?

Le plus souvent, la future maman se présente à la maternité accompagnée de son conjoint, qui pourra rester à ses côtés jusqu’à la naissance.

Il est également possible de venir avec une autre personne de votre choix (mère, sœur, ami(e)…). Toutefois, pour des raisons sanitaires, une seule personne est autorisée en salle de naissance, et cette personne doit rester la même durant tout le travail.

Après l’accouchement, lors du séjour en suites de couches, les frères et sœurs peuvent venir rencontrer le nouveau-né. En revanche, les autres visites sont limitées selon les consignes sanitaires en vigueur. Cette page est régulièrement actualisée afin de tenir compte des éventuelles évolutions.

Le déclenchement du travail

Lorsque les contractions apparaissent spontanément en fin de grossesse et entraînent l’ouverture progressive du col de l’utérus, on parle de début de travail spontané.

Dans certains cas, l’accouchement peut être déclenché, pour des raisons médicales ou plus rarement à la demande de la patiente. Lorsqu’il existe une indication médicale, l’objectif est de provoquer l’accouchement dans un délai allant de quelques heures à quelques jours.

Si le col est jugé « favorable » (déjà partiellement ouvert), le déclenchement peut être réalisé par l’administration d’une hormone de synthèse appelée ocytocine. Vous êtes alors hospitalisée en salle de naissance, une perfusion est mise en place, et l’ocytocine est augmentée progressivement afin de provoquer des contractions efficaces. Une analgésie péridurale peut être proposée à tout moment.

Lorsque le col est suffisamment dilaté, la sage-femme peut procéder à une rupture artificielle de la poche des eaux à l’aide d’un petit instrument. Ce geste est indolore et permet souvent d’accélérer la progression du travail.

Si le col n’est pas favorable, une maturation cervicale est proposée. Elle consiste à placer, au fond du vagin, un dispositif contenant des prostaglandines (Propess®) destiné à ramollir et ouvrir le col. Après la pose, une surveillance par monitoring fœtal est réalisée pendant deux heures. En l’absence de contractions significatives, vous pouvez ensuite regagner votre chambre et revenir pour des contrôles ultérieurs. Après 24 heures, une perfusion d’ocytocine peut être débutée pour déclencher le travail.

D’autres méthodes de maturation existent, notamment la pose d’un ballonnet. Le choix de la technique dépend de plusieurs critères évalués par l’équipe médicale : indication du déclenchement, parité, position du bébé et contexte obstétrical.

La césarienne de convenance

Si vous ne souhaitez pas accoucher par voie basse, vous pouvez en discuter avec votre gynécologue-obstétricien afin d’envisager une césarienne de convenance.

Celle-ci ne peut être programmée qu’à partir de 39 semaines d’aménorrhée, soit au plus tôt deux semaines avant le terme prévu.

La césarienne présente un risque de complications supérieur à celui d’un accouchement par voie naturelle. Elle n’est donc pas systématiquement recommandée et doit faire l’objet d’une discussion approfondie avec votre médecin.